< le blason de Villemoisson

VIllemoisson-non-off

 

 

 

 

 

 

Aux armes,

citoyens de

Villemoisson !

 

 

 

 

 

 

 

Il paraît que les armoiries ont été inventées pour être peintes sur les armures et boucliers des chevaliers et leur permettre ainsi de se distinguer les uns des autres dans les combats et les tournois. Sans cela les adversaires se seraient tous ressemblés, recouverts du même métal, de la tête (qu’ils avaient plate, ronde ou pointue selon les fabricants) au bout des pieds (qu’ils avaient généralement pointus) Et c’est ce qui fait qu’ils se seraient sans doute souvent entretués entre camarades du même clan. Privés d’Ostrogoths et de Wisigoths, comme d’Armagnacs et de  Bourguignons, les cours d’histoire de nos jeunes années n’en garderaient pas dans nos souvenirs le même parfum de nostalgie.

                                   

 

Rien de tout cela pour Villemoisson dont les armes n’ont jamais été portées en combats guerriers ni même courtois et qui n’ont guère figuré ailleurs que sur le papier à lettres et les enveloppes de la mairie. En effet, l’histoire nous apprend qu’elles ont été crées en 1948 à la demande du maire, M. Marcel Girard, et qu’elles ont été dessinées par M. Robert Louis, dessinateur héraldiste, à partir des indications données par M. Albert Chaudun, retraité, membre de la Commission départementales des Antiquités et des Arts et Victor Chaudun, son fils, régisseur des cultures au Jardin des Plantes. Il en a coûté 5560 francs (anciens bien sûr) aux finances communales.

 

Ce blason officiel se décrit ainsi : « d'azur au chevron accompagnées en chef de deux étoiles, en pointe d'un faisan, le tout d'or, au chef d'argent chargé de trois canes de sable et membrées d'or »  Le voici :

 

                        

                                                                                                             blason aux canes de sable

 

Le faisan étant là pour rappeler qu’il n’y a pas si longtemps encore la plus grande partie de la commune était recouverte de bois, les autres éléments seraient un cocktail savant des armes d’anciens habitants de la commune : les Hérault et les Bassompierre. Pourquoi pas ? Mais aussi pourquoi pas d’autres ? Wikipedia, qui sait tout, nous dit que de hauts personnages comme le cardinal Bausset, Aimable, Patrick Sébastien y ont séjourné. Une crosse d’évêque, un accordéon, un ballon de rugby pourraient fort bien remplacer les trois petites canes. Ou s’y ajouter. Mais il est conseillé de ne pas trop charger des armoiries, car il faut pouvoir les reconnaître de loin afin de ne pas se tromper d’adversaire. Des couleurs vives, un dessin clair sont jugées préférables.

 

Et c’est pour ça que nous aimons bien le blason que Didier Besse, le photographe dont on peut voir des images sur le blog « Ushuaia-sur-Orge » a imaginé après avoir appris qu’un des canards blancs exilés sur la pièce d’eau du Breuil avait été tué. Il a voulu rendre hommage à la vaillance de ce combattant en redessinant le blason de la ville à partir de photographies réalisées lors d’une précédente altercation du disparu avec le cygne.

 

                             

                                                                                                                   blason au canard d’argent

                                                                                                             conception Didier Besse 2008

 

Mais, qu’on ne s’inquiète pas : même si le canard d’argent sur fond de sable nous semble mieux figurer la combativité légendaire des Villemoissonnais que les trois petites canes de sable tristounettes et historiques sur leur fond d’argent, on n’ira pas jusqu’à proposer aux autorités le remplacement du blason actuel par celui de Didier. Attendons de savoir si le faisan, jadis présent partout à Villemoisson, aujourd’hui réfugié dans le parc de l’hôpital de Vaucluse, survivra à la restructuration du territoire de cet établissement.

 

Les deux canards blancs arrivés au Breuil ce printemps sont aujourd’hui tous les deux disparus On sait que le premier a été noyé par un cygne ; quant à l’autre on ne connaît pas la cause de sa disparition.

 

Sous forme de diaporama on trouvera ci-après les photographies prises par Didier Besse le 30 mars 2008 quand le cygne a agressé notre héros.

 

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 édition du 3 décembre 2008