La belle mais triste histoire des petits cygnes du Breuil

 

jeudi 10 août 2006

 

Courte apparition sur place. Les cygnes se reposent sur la plage. Un couple de retraités arrive. Ils jettent du pain aux oiseaux qui s’approchent d’eux en marchant. Les personnes reculent prudemment. Il faut dire qu’un cygne debout avec son long cou tendu, le bec en avant, est très impressionnant et plus grand que bien des humains.

 

                                    

 

Je l’ai déjà écrit ici, mais je ne crois pas que donner du pain aux cygnes comme aux canards soit une bonne chose. Ce serait sans doute sans importance s’il n’y avait que les deux personnes dont il vient d’être question à jeter aux cygnes les restes de leur demie baguette quotidienne, mais il y a des jours, comme le dimanche, où ça n’arrête pas et où les pauvres bêtes sont amenées à apprécier les multiples spécialités de la boulangerie française : de la baguette Tradition au pain de campagne blanc et gris, avec ou sans levain, aux céréales, de seigle ou de froment, cuit au four à l’électricité ou fuel ou au bois ou décongelé, fabriqué par un boulanger artisan ou dans un usine, tranché (avec supplément de 15 centimes) ou pas.

 

Je suis persuadé que les volatiles qui fréquentent le bassin du Breuil ont sur place ce qu’il y a de meilleur pour leur bien-être et que, pour leur plus grand bien, on doit les laisser se débrouiller seuls pour y accéder. Tout au moins en cette saison. Je pense aussi que nous avons de la chance d’avoir à notre porte, en ville, un coin – petit mais très riche -de vraie nature et qu’il faut lui conserver son caractère sauvage qui fait tout son charme et son intérêt. Tout en restant, bien sûr, vigilants pour éviter les catastrophes naturelles et autres.

 

Le très joli moineau photographié au Breuil le mois dernier par Jean-Pierre Debats est sans doute de cet avis et montre ici, en tout cas, qu’il ne se nourrit pas que de miettes de pain.

 

                                                                                            photographie Jean-Pierre Debats

 

Pour illustrer cette page on n’aura pas recours à des images d’actualité mais à des photographies qui ont pour points communs d’être à la fois esthétiques et documentaires, d’avoir été réalisées sur le plan d’eau du Breuil entre le 15 juin et maintenant par des photographes amateurs plus ou moins éclairés mais armés surtout d’une grande patience. Les visiteurs habituels de ces pages reconnaîtront sans doute et sans besoin de commentaires les personnages représentés.

 

                                                                                                   photographie Marcel Saint-Sevin

 

                                                                                                              photographie Pierre Esteffe

 

                                                                                                     photographie Marcel Saint-Sevin

 

                                                                                             photographie Jean-Pierre Debats

 

                                                                                                 photographie Pierre Esteffe

 

                                                                                               photographie Pierre Esteffe

 

 

lundi 14 août 2006

 

 

Calme plat. Il a beaucoup plu la veille. Le niveau de l’eau est élevé sur la pièce d’eau comme sur la rivière. Un héron est posé sur un morceau de bois à l’autre bout de l’étang assez près de la rive. J’entreprends de m’en approcher pour pouvoir le photographier. Un autre héron vient planer au-dessus de celui qui est posé. Après deux ou trois tours de piste le nouveau venu disparaît. Le premier reste mais un cycliste descend rapidement vers le bord de l’eau. L’animal, qui a la réputation d’être craintif, s’envole. La photo ce sera pour une autre fois.

 

Mais, comme il se passe toujours quelque chose au Breuil, j’y remarque une poule d’eau avec un nouveau-né : une petite boule de duvet noir au bec rouge. La photographie prise à contre jour ne fait pas apparaître ces détails. On essaiera de faire mieux la prochaine fois. On va aussi se renseigner sur les mœurs de cette gallinule, car il est bien étonnant de la voir avec un seul poussin.

 

 

 

rectification

 

En ouvrant cet ensemble de pages, j’ai situé le plan d’eau du Breuil sur le territoire d’Epinay-sur-Orge. C’est faux, il est  à Sainte-Geneviève-des-Bois. Ce qui ne change absolument rien à tout le reste de ce qui est écrit ici. Mais, une erreur est une erreur. Elle doit être rectifiée. Et celui qui l’a faite doit s’excuser. Je vous prie de m’excuser.

 

J’en profite pour montrer deux images : une photo satellite du plan d’eau du Breuil vielle de quelques années et un plan des mêmes lieux datant de 1854. Le visiteur y cherchera ce qui a bougé et ce qui est demeuré.

 

                                                                                                           document Google Earth

 

 

                                                                          document Archives départementales de l’Essonne

 

 

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