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Villemoisson-sur-Orge et la guerre 1914-1918

 

 

 

En hommage à Aimé Valette

 

 

Aimé Valette est l’un des 1.400.000 (un million quatre cent mille) français morts au combat pendant la guerre de 1914-1918. Pas tout à fait anonymement, puisque son nom figure en cinquième position sur le Monument aux morts pour la Patrie 1914-1919 du cimetière de Villemoisson-sur-Orge et que, sur son site Internet, Claude Audigié nous apprend que ce garçon, âgé de 17 ans (il est né le 12 avril 1897) a été tué au combat le 29 septembre 1914 à Maizey, dans la Meuse.

 

 

                         

                                                                                                                                                             Photo Claude Audigié

 

Parce qu’il se trouve que le Ministère de la Défense vient de mettre en ligne sur le web les Journaux de marche des opérations (JMO) des unités combattantes de la  guerre  14-18, nous avons eu l’idée d’y rechercher s’il n’y avait pas là matière à enrichir nos connaissances sur cette période de notre histoire. Et c’est ainsi que nous avons trouvé dans le journal du 312è Régiment d’infanterie auquel appartenait le soldat Valette deux documents qui sont reproduits dans les pages suivantes in extenso.

 

Il s’agit :

 

1 / de la relation des opérations du jour de la mort de ce  soldat le 29 septembre 1914.

 

2/ de la relation des opérations du même régiment  les 9, 10 et 11 septembre alors qu’il était engagé dans la première grande bataille de la guerre, celle de la Marne, qui a eu pour résultat l’arrêt de la ruée de l’armée allemande vers Paris. 

 

Il faut préciser, comme le fait d’ailleurs le texte de présentation des JMO sur le site du Ministère de la Défense, que, généralement rédigé par un officier et  « Revêtu d'un caractère officiel, répondant à une démarche d'authentification des faits et notamment des actions d'éclat, le journal de marches constitue, en un sobre condensé des événements, un récit aussi objectif et précis que possible des combats. » et que :  Par ailleurs il ne faut pas s'attendre à trouver des appréciations allant à l'encontre des recommandations ministérielles, ou des remarques critiques sur le commandement »

 

Il est vrai aussi que : « S'ils n'offrent pas la diversité des points de vue et richesse en termes de témoignages individuels des lettres de poilus ou des carnets de guerre personnels, et s'ils n'apportent bien souvent que peu ou pas de renseignements nominatifs sur le sort des simples soldats, les JMO constituent en revanche une source unique sur le contexte dans lequel évoluaient les combattants »

 

Mais, il est des journaux où ce « contexte » est décrit d’une façon qui laisse place à l’imagination et à la réflexion. Il y a aussi, comme on pouvait le remarquer chez les monographies des instituteurs de 1899, que la personnalité du rédacteur donne parfois à ces rapports administratifs une humanité que n‘engendre naturellement pas ce genre de littérature.

 

Il faut grandement féliciter les responsables du Ministère de la Défense qui ont décidé, réalisé et réussi cette numérisation en mettant à la disposition de l’ensemble des chercheurs un extraordinaire outil tout en préservant les originaux de la destruction. Un exemple à suivre.

 

 

                On lit le journal du 29 septembre 1914 ici   >>>>>>

 

                     On lit les journaux des 9, 10 et 11 septembre ici  >>>>>>

 

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édition novembre 2008