Villemoisson-sur-Orge

1899

 

 

 

 

 

la monographie de l’instituteur

 

 

Louis-Victorien-Ernest Guérin

 

 

 

En 1899 l’inspecteur Académique de Seine et Oise, à l’occasion de l’exposition universelle de 1900, a demandé aux instituteurs du département d’écrire une monographie sur les villes et villages où ils exerçaient. La plupart d’entre eux ont répondu à cette demande. Leurs textes ont été conservés et sont actuellement aux archives des Yvelines. Ils y ont été photocopiés microfilmés et numérisés. Pour ce qui est de l’Essonne, on peut les consulter sous les trois formes de reproduction aux Archives départementales de Chamarande, et c’est ce que nous avons fait pour réaliser cette page.

 

Toutes les monographies n’ont pas la même valeur. Celle-ci dépend en fait, non pas du sujet, mais de la personnalité de l’auteur. En général, la partie historique n’a que peu d’intérêt car elle n’est qu’un résumé de ce que tout le monde sait. Mais, quand l’instituteur traite de son temps (la fin du dix-neuvième siècle) on trouve là une mine de renseignements sur la vie quotidienne à cette époque, sur ce qu’étaient les choses et les gens dans ces villages campagnards en passe de devenir pour la plupart villes de banlieue. Lorsque, de plus, l’instituteur ne se contente pas de relater des faits mais qu’il exprime ses idées, ses revendications, ses critiques, ses satisfactions, le tableau s’anime par petites touches, à la manière impressionniste et devient vivant.

 

M. Louis-Victorien- Ernest Guérin, qui a été instituteur à Villemoisson d’octobre 1889 à juillet 1912 et qui avait 45 ans en 1899 n’est pas, malheureusement pour nous, de ces derniers. Il aligne surtout dates et faits, mais ne nous dit pas grand chose qui pourrait nous aider à imaginer ce qu’était la vie des Villemoissonnais d’alors. Ni ce qu’il était lui-même, d’ailleurs. Seulement, les plans et photographies qui figurent dans la monographie donneront à ceux qui fréquentent aujourd’hui le Conservatoire municipal de musique une idée des lieux où il exerçait et où il habitait, en faisant toutefois abstraction des constructions ajoutées depuis. A leur place, il y avait d’un côté la cour des filles et de l’autre celle des garçons avec dans cette dernière la pompe à eau qui avait été installée en 1882 le long du mur qui séparait cette cour des poulaillers de M. Charles-Ernest Carpentier, le prédécesseur de M. Guérin alors qu’auparavant, il fallait aller chercher l’eau au puits qui se trouvait derrière l’ancienne école.

 

Cette monographie n’en constitue pas moins un document qui n’a, à notre sens,  de valeur que s’il est donné dans son intégralité. C’est ce que nous avons fait ici en recopiant le manuscrit de M. Guérin en y incluant la reproduction photographique des pages illustrées.

 

sources et ressources

Ainsi qu’il a été déjà dit tout le matériel des pages consacrées à la monographie de M. Guérin provient des Archives départementales de l’Essonne.

Sur le site perso de Monsieur Gilbert Delbrayelle « Les sentiers de la mémoire » on trouvera une page consacrée aux monographies des instituteurs où il fait le point de la conservation de ces documents pour toute la France.  Adresse :  http://perso.wanadoo.fr/delbrayelle/memoirevillages.htm.

 

2 pages

 

Pour assurer une meilleure liaison avec les autres pages du site nous avons divisé le texte en deux pages :

 

La première comprend la partie géographique et la partie historique. C’est assez sommaire, on peut y relever certaines erreurs, mais aussi quelques informations qu’on ne trouve nulle part ailleurs. M. Guérin y traite longuement des droits et usages dans la forêt de Séquigny. Il ne faut pas s’en étonner, car, en 1899 des procès étaient en cours pour déterminer le montant de l’indemnité qui allait être accordée par les propriétaires aux communes à effet de racheter ses droits. Ce qui fut fait au début de 1900 et qui devait sonner le glas de la forêt de Séquigny et de Sainte-Geneviève-des-Bois, déjà bien mal en point à cause des carrières et des premiers lotissements.

 

La deuxième page est consacrée à l’instruction publique et peut constituer un complément à notre page sur la petite école de 1831. Et vice-versa.

 

Une troisième page viendra peut-être un jour compléter les deux premières. Elle sera faite à partir de ce qu’on trouvera d’intéressant dans les monographies des communes voisines de Villemoisson pour nous éclairer sur la façon dont vivaient nos prédécesseurs il y a cent ans.

 

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édition du 31 mars 2004