le siècle des lumières et le petit monde de
la musique et de la danse à partir de documents, comptes rendus,
procès-verbaux, rubriques, chroniques, critiques, échos, potins, racontars,
commentaires, ragots, etc.
Quand
on cherche, dans les archives comme
ailleurs, on trouve. Mais pas toujours ce qu’on attend. De plus, on
apprend vite que le hasard est le grand ami du chercheur pour peu qu’on l’aide
par une active curiosité. Curiosité d’autant plus facile à cultiver qu’elle
n’est pas considérée ici comme un vilain défaut et qu’elle peut s’exercer dans
l’indiscrétion la plus absolue. Même s’il se montre un tantinet voyeur, le
chercheur ne dérange personne.
Et
c’est ainsi qu’on se retrouve vite avec un ensemble de documents qui ne sont
pas toujours en rapport direct avec le sujet de la recherche mais qu’on a pas
pour autant envie de garder pour soi parce qu’on les juge curieux, amusants ou
instructifs
On
les trouvera donc ici avec d’autres qui sont en rapport direct avec l’histoire
des Saint-Sevin mais qu’on a voulu séparer de la page principale pour ne pas la
surcharger et rendre son chargement trop long.
Cette partie du site, si celui-ci est appelé à
durer, se verra d’ailleurs modifiée dans le temps au gré de nos humeurs, des
découvertes qui pourraient être faites ou des informations et des textes que
pourraient nous faire connaître nos visiteurs.
mode d’emploi
Chaque à-côté fait l’objet
d’une page séparée et chacune de ces pages fait l’objet d’un court
commentaire que l’on trouvera ci-dessous. Pour accéder à la page choisie il
suffit de cliquer sur l’image qui accompagne chaque texte de
présentation.
du parc aux cerfs au
quartier saint-louis et…
lycée de versailles
A s’y promener ou à y vivre on croirait qu’il
ne peut jamais s’être rien passé dans ce quartier de Versailles si calme et si
discret qu’on appelle aujourd’hui le Quartier Saint-Louis et qu’on nommait au
temps des rois le Parc aux cerfs. Pourtant, certains le présentent comme un de
ces lieux mythiques « où la croyance populaire se plaît à imaginer les orgies les
plus outrées, souvent assorties de crimes ou de supplices. »
Mythique ou pas mythique le quartier
Saint-Louis ?
comme vache qui pisse, il a plu sur Versailles le 5 octobre 1729.
les comptables
en ont fait le compte au denier près,
les
journalistes n’en ont rien dit,
les historiens
le taisent.
pourquoi ce
silence ?
L’ année 1729 a été marquée par de
nombreux événements alors que Pierre Saint-Sevin venait d’entrer dans la
fameuse Bande des vingt-quatre violons du Roi. Cette année est surtout l’année
de la naissance de Monseigneur le Dauphin, premier fils du Bien-aimé.
Evénement considérable qui a mis le pays en liesse. Où les deux faits trouvent
un point commun, c’est qu’à cette occasion une représentation avait été
organisée à Versailles dans la Cour de Marbre du château et que Pierre
Saint-Sevin dit L’Abbé l’aîné faisait partie de l’orchestre.
Cette page parlera de cette fête, mais
vue sous un angle inhabituel, celui des coulisses. On y apprendra (c’est un
inédit) que ce jour-là il a plu comme vache qui pisse sur Versailles et que
pourtant personne n’en a jamais rien dit et on se demandera pourquoi. On fera
aussi le compte détaillé des dépenses occasionnées par le spectacle, pour en
conclure sur la poésie inattendue qui se dégage des rapports chiffrés.
Ce même 5 octobre 1729, dans la
Cour de Marbre, parmi les collègues de Pierre Saint-Sevin, il aurait dû y avoir la Demoiselle Pélissier.
Mais, comme le savent ceux qui ont lu la page précédente, elle était indisposée
ce jour-là.
Cette chanteuse avait à la fois deux
amants : un richissime hollandais, Du Liz qu’elle venait de rencontrer et
un violoniste de la Musique du Roi, collègue de Pierre, François Francœur.
D’où jalousie, disputes, menaces. Cela
devait se terminer très mal par la condamnation à mort et l’exécution d’un
pauvre type nommé Aline en 1731. Triste et lamentable affaire où la justice
n’apparaît pas sous son meilleur jour. Pas plus d’ailleurs que les acteurs de
cette tragédie.
Les horreurs décrites à la page
précédente n’ont pas empêché la Demoiselle Pélissier de participer le 4 juin
1731, un mois après l’exécution d’Aline, à ce qu’on a appelé « l’orgie
du Magasin de l’Opéra » où, dans un climat de franche et joyeuse
ébriété, des personnages considérables comme le Directeur de l’Opéra et le
vénérable Campra devaient procéder à l’élection de la plus belle paire de
fesses de l’Opéra.
Cette histoire fort connue (ici pas
d’inédit) a fait beaucoup jaser et le fera encore. Mais peut-on omettre de
l’évoquer ?
Ici on lira une très intéressante
lettre datée de 1729 où s’expriment les revendications des trompettes de la
Chambre de sa Majesté avec quelques commentaires adéquats, et d’intéressantes
statistiques.
Dans cette page
on parlera de la vie quotidienne et plus particulièrement des questions
d’argent, de ceux qui en ont beaucoup, de ceux qui n’en ont pas, de ceux qui
n’en ont pas assez et qui s’en plaignent, des avantages en nature accordés à
certains privilégiés, de la misère des autres.
On y évoquera
l’avant-euro et l’avant-franc Germinal, la livre, le louis, les écus, francs, deniers, sols, le temps où le vin se
mesurait en setiers et pintes et où le pain blanc était le plus cher et
tellement recherché que nos ancêtres ont fait, entre autres raisons, la
Révolution pour avoir le droit d’en manger comme les riches.
Jusqu’à ce que
leurs descendants considèrent aujourd’hui comme normal que plus le pain est
noir est noir plus il est cher.
à la recherche de
la fraternité
Le chercheur amateur qui a quitté
l’école depuis bien longtemps s’attend à trouver sur tous les papiers
administratifs de la période révolutionnaire bonnets phrygiens, cocardes tricolores,
poitrines, généreuses, sans-culottes armés d’une pique, et le tout surmonté ou
précédé de la devise : Liberté, Egalité, Fraternité.
Or, le compte n’y est jamais, et la
Fraternité est toujours absente du tiercé républicain. Elle finira quand même par le rejoindre,
mais beaucoup plus tard et en traînant la patte. Pourquoi et comment ?
C’est en cliquant sur l’image de l’affiche
révolutionnaire qu’on participera à la réflexion sur les symboles de la
République. Avec le concours obligé de Victor Hugo.
Le 16 juin 1750 lorsqu’on a joué à
l’Opéra les Festes vénitiennes de Campra, les trois Saint-Sevin
faisaient partie de l’orchestre et la Camargo dansait sur scène. Casanova était
dans la salle, au parterre, avec son ami Patu. On le sait parce qu’il l’a raconté
dans ses Mémoires comme sa visite à Marie Fel
et plus tard à Jean-Jacques Rousseau et
au Concert spirituel.
A chaque fois, il nous fait part de
ses sentiments, de ses étonnements, de ses amusements. Un témoignage
immanquable ici.
jour de paye à
l’opéra en 1754
Cette page, appelée à être complétée
plus tard de commentaires pertinents sur les réglementations sociales
applicables à l’époque, ne comporte pour l’instant que la photographie du livre
de paye des symphonistes de l’Opéra pour le mois de Janvier 1754.
En attendant plus, le musicologue et
l’amateur éclairé y trouveront sans doute matière à d’intéressantes réflexions.
Comme tout un chacun d’entre nous en comparant son propre bulletin de salaire
d’aujourd’hui avec ce qu’était hier la paye d’un fonctionnaire royal, «ordinaire»
de l’Académie royale de musique.
à la voiture de l’invalide
C’est à l’âge de dix ans et dans la
« voiture des invalides » que Jeanneton Tronchet, future
épouse de Joseph-Barnabé est partie pour Paris accomplir un destin mouvementé.
C’était l’occasion de s’interroger sur
ce qui avait pu advenir à ces invalides qui l’accompagnaient. Ce qui va nous
conduire, de dictionnaire en dictionnaire, et d’un siècle à l’autre, de l’Hôtel
des Invalides de Paris aux emplacements réservés aux invalides sur les parcs de
stationnement des supermarchés.
clysterium donare, postea saignare,
ensuita purgare,
page où il sera
question de la médecine et des médecins au siècle des Saint-Sevin dits L’Abbé
ainsi que, entre autres atrocités, de deux sarcoptes que l’on a souvent
confondus : le tyroglyphus domesticus ou acare du fromage et le sarcoptes
scabiei hominis, une sale petite bestiole responsable de la gale et qui a
envoyé la pauvre petite Jeanneton Tronchet visiter les hôpitaux parisiens dès
son plus jeune âge.
-quand le roi savait ça, Isabelle, est une page qui parle de ce
qui advenait aux musiciens de Louis XIV lorsqu’il leur arrivait de commettre
quelque crime ou vol et que Sa Majesté l’apprenait.
Ce sera aussi l’occasion d’entrer dans le détail
d’aspects méconnus de la justice royale et de rencontrer quelques personnages
historiques importants dans l’exercice quotidien de ladite justice.
retour en haut de page retour à la page d’ouverture
notre adresse : saint-sevin.marcel@wanadoo.fr
édition 11 mars 2005