Une affaire de pension de retraite

               à l’Opéra de Paris au 18ème siècle

 

                                                                                                   documents

                                                

 

 

Avertissement  Les pages qui suivent ne constituent pas une étude sur le système de retraite du personnel de l’Opéra dans l’Ancien Régime et pendant la Révolution. Elles ne concernent que le cas particulier d’un seul individu : Joseph-Barnabé Saint-Sevin dit L’Abbé le fils, dont l’histoire est par ailleurs racontée en détail sur d’autres pages de ce site. La généralisation des difficultés et des malheurs de ce musicien serait sans doute hasardeuse. Comme le serait tout rapprochement  avec les discussions actuelles autour des régimes spéciaux de retraite et particulièrement celui de l’Opéra. Notons d’ailleurs qu’à l’époque de Louis XIV, comme pendant la Révolution, le régime de retraite du personnel de l’Opéra n’avait rien de spécial pour la simple raison qu’il n’y avait pas de régime général. Si l’idée de pension de vieillesse avait commencé à germer ci et là pour les serviteurs de l’Etat ou les invalides de guerre par exemple, on était encore très loin d’une quelconque idée de généralisation.

 

Les pages qui suivent sont constituées avant tout de documents que nous avons dans la plupart simplement numérisés pour leur conserver un certain parfum d’époque et tout leur intérêt historique. L’inconvénient est évidemment que leur lecture exige un effort supplémentaire. On ne peut tout avoir : de l’ancien authentique avec le confort moderne.

 

 

 

 

                                                                     Résumé de l’affaire:

 

Joseph-Barnabé SAINT-SEVIN (1727-1803) entre dans l’orchestre de l’Opéra de Paris en 1742 à l’âge de 15 ans. En 1764, après 22 ans de présence il quitte son emploi de violoniste « sans avoir demandé de pension, quoiqu’elle lui fut acquise, et sans qu’on la lui ait offerte »

 

Il fait un riche mariage et se retire à Maisons-Alfort. Après avoir perdu sa femme et être tombé dans le besoin, en 1792, à 65 ans, il sollicite et obtient une place de contrôleur à l’Opéra de la rue Richelieu. Il en est licencié en 1800 en raison de son grand âge (73 ans).  Le directeur de l’Opéra lui octroie alors  une pension de 500 francs par an.

 

En 1801, apprenant la création d’un nouvel état des pensions, il demande au Citoyen Ministre de l’Intérieur à en bénéficier. Il lui est donné satisfaction plus d’un an après, en 1802. Sa pension est alors portée à 600 francs par an.

Joseph-Barnabé meurt le 25 juillet 1803. On ne sait s’il a pu bénéficier de l’augmentation de 100 francs.

 

 

Les pages qui suivant illustrent en détail cette affaire.

 

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                     La vie de Joseph-Barnabé Saint-Sevin dit L’Abbé le fils est racontée  ici >>>>>>

 

 

Edition du 30 novembre 2007