La belle mais triste histoire des petits cygnes du Breuil

 

vendredi 14 juillet 2006

 

A 11 heures du matin les cygnes ne sont pas présents sur la pièce d’eau. Le barrage qui les empêchait d’aller se promener au Perray a été supprimé après curage de la boële par les équipes du SIVOA, et il est probable que la famille cygne en a profité pour renouer avec ses habitudes. Les foulques sont quant à elles bien présentes et toujours aussi actives. Les poussins ont en quelques jours énormément grandi et leurs faces ont perdu la couleur rouge orangé de naissance. Ils semblent toujours nourris par leurs parents.

 

 

Il se confirme que lesdits parents se sont bien partagés la couvée en deux : un petit avec le mâle, deux avec la femelle. Supposition du sexe des responsables basée sur la constatation que, lorsqu’il y a lieu de construire ou de consolider leur abri sur l’eau – ce qui arrive très souvent- la femelle reste sur le nid, le mâle va chercher les matériaux. Avec la mère qui reste à la maison deux enfants restent et le troisième accompagne le père. La photographie ci-dessous illustre cette situation : avec le groupe de trois en haut, celui de deux en bas. 

 

L’image nous confirme que chez les canards, on ne se partage pas la tâche. La cane s’en charge toute seule. Et fort bien car on compte toujours treize enfants vivants.

 

Précision : la tâche orangée que l’on voit en haut de l’image n’est d’origine ni animale ni végétale.

 

 

Parler des foulques est l’occasion de montrer une remarquable photo réalisée par Jean-Pierre DEBATS sur place le vendredi 7 juillet et qui montre une foulque prenant son vol tout en tenant dans son bec un roseau coupé sur la rive et destinée à fabriquer ou a restaurer l’abri familial.

 

Cette image pourrait servir de publicité à une entreprise de transports aériens : une compagnie qui voudrait montrer qu’elle est capable de livrer rapidement, partout et par tous les moyens le moindre des objets. Même à marcher sur l’eau, si nécessaire. Mais ici, si l’oiseau se livre à cet exercice spectaculaire, ce n’est certainement pas seulement pour remplir un contrat, mais probablement parce qu’il a été mis dans l’obligation de se dépêcher par quelque gêneur ou quelque gêné : canard, foulque ou cygne. La photographie nous montre bien comment la foulque prend son élan et l’agrandissement partiel comment elle marche sur l’eau.

 

                                                                                              © Jean-Pierre DEBATS

 

 

                                                                                         © Jean-Pierre DEBATS

 

samedi 15 juillet 2006

 

Les cygnes sont à nouveau présents sur le bassin. C’est le train-train habituel : baignade, alimentation, toilette, repos. Il fait chaud et c’est maintenant à l’ombre du saule qu’ils vont se reposer plutôt que sur la plage en plein soleil. Les jeunes ont deux mois d’existence. Ils semblent bénéficier d’un peu plus d’autonomie et manifester plus d’individualisme qu’avant. Ce qui me fait me rappeler que j’ai sans doute commis une erreur en affirmant que le père avait un chouchou et j’ai probablement dit une bêtise en voyant le groupe des six enfants divisée en deux clans. Qu’on me pardonne. J’essaierai de ne plus recommencer.

 

 

Ce qui est certain c’est que ce n’est pas demain que nos jeunes cygnes pourront se livrer au même exercice de marche sur l’eau que la foulque. Il semblerait pourtant qu’ils en rêvent, à voir la photo qui suit prise par Jean-Pierre DEBATS, ce même vendredi 7 juillet. Mais ça va venir et c’est l’instant qu’attendent maintenant tous les photographes qui fréquentent les lieux pour réaliser les clichés du siècle : l’apprentissage du vol par les parents aux enfants et le premier envol du petit. D’après ce qu’on peut lire à ce sujet sur internet et dans les livres, l’événement devrait se produire après le 15 septembre, entre quatre et cinq mois d’âge. Qui sera là ?

 

Les images qui suivent montrent sans besoin d’explications le long chemin à parcourir en si peu de temps par l’enfant pour arriver à imiter son papa.

 

                                                                                                                © Jean-Pierre DEBATS

 

                                               

                                                    photo marcel saint-sevin                          le 15 mai 2006

 

L’agrandissement partiel de la photo de Jean-Pierre DEBATS nous montre comment les plumes viennent aux cygnes.

 

                                                                                                              © Jean-Pierre DEBATS

 

Deux mouettes sont présentes, ce samedi sur la pièce d’eau. Le canard blanc est toujours villemoissonnais et dort dans un creux au bord de l’Orge près de l’endroit où je l’avais aperçu avec les canes.

 

lundi 17 juillet 2006

 

Du côté des cygnes tuberculés , des foulques macroules, des mouettes rieuses, rien à signaler.

 

C’est le canard blanc qui se fait remarquer en réapparaissant sur l’Orge près du bassin, là où d’habitude il se fait agresser par le cygne. Non seulement il est accompagné de ses copines, les canes, mais ce matin le suivent aussi : une foulque et une poule d’eau. Tous (ou toutes) paraissent faire bon ménage. Et la question déjà posée revient sous une autre forme : avons nous affaire à un séducteur entouré de son harem ou à une active militante féministe à la tête de son mouvement ?

 

 

Mais peut-être la chose est plus politique si ce canard apparaît comme un héros de la résistance à la toute puissance du cygne. Comme nous tous, ses amis qui l’écoutent raconter ce qu’il a subi de la part du seigneur local doivent se demander comment il a pu en réchapper et ils il est bien normal qu’ils en ressentent une certaine admiration. Comme par exemple après avoir l’entendu dire ce qui lui est arrivé le 23 mai alors qu’il se promenait tranquillement dans la boële du Perray et combien, une fois de plus, il a cru y passer. Et qu’illustre la photographie de Pierre Esteffe qui suit.

 

23 mai 2006                                                                                                            © Pierre Esteffe

 

 

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